Mon histoire avec Belharra

Mon histoire avec Belharra

Mon illustration de Belharra a éveillé votre curiosité... C’est normal, Belharra est mystérieuse, taquine et elle se préserve de la foule estivale de la côte basque.

Si vous voulez la rencontrer, il faudra vous lever tôt, vous munir de votre polaire et prendre votre deux-roues de préférence, au risque de rester bloquer des heures sur la route qui y mène.

 

Mais dans tout ça, Belharra c’est qui ? C’est quoi ? C’est quand ?

 

Tout d’abord, "Belharra Perdun” c’est son nom. Un nom qui veut dire “l'herbe verte” en basque. 

L’origine de ce nom ? L’éperon rocheux, qui, à 15 m sous l’océan, vient chatouillée la mystérieuse, par forte houle.

 

Non, Belharra n’est ni un lieu du Pays Basque, ni une personnalité. C’est une vague, et pas des plus petites. On dira même que c’est une des plus grosses vagues d’Europe, elle se dresse à plus de 15 m de haut lorsqu’elle se réveille.

C’est une vague mythique, qui mérite de fortes conditions pour faire son apparition.

Illustration Originale Argia Côte Basque, Belharra

Car oui Madame est rare et plutôt hivernale, elle est très secrète, des rumeurs disent qu'elle a fait une micro apparition cet été, mais si vous rêvez de l’apercevoir la saison la plus propice, c'est l’hiver.

 

Voilà quelques explications sur cette grande belle, maintenant, je vais vous raconter notre histoire.

 

Surfeuse dans l’âme (et aussi un peu dans les vagues), mon rêve était de voir la Dame.

J’ai dû attendre le 4 novembre 2020 pour profiter de son spectacle.  Oui, la veille du second confinement strict...

Après avoir pris un café crème à emporter, je me suis rendu le long de la corniche. Et je l’ai vu. Aperçu plutôt, car elle se forme au large. Le temps, ce jour-là, fut magnifique, une foule était présente en son honneur malgré les restrictions. Le silence du peuple, le bruit des vagues, la douce chaleur du soleil de novembre et les exclamations lorsque de loin, la trace d’un surfeur habillait la vague.

Au large, on me racontera plus tard qu’il y avait énormément de « chargeurs. »

Comme on les appelle, ces surfeurs de grosses vagues, qui à mon sens ont un courage surhumain. Une multitude de bateaux également venue vivre l’expérience. Une effervescence incroyable.

Ce n’est pas ce jour-là que j’ai décidé de lui rendre hommage avec une illustration. Il a fallu attendre décembre 2022, un matin, sur la route, après avoir vu plusieurs jet-ski se préparer à la mise à l’eau, nous nous sommes dirigées, avec une amie vers « le spot », car oui, Belharra est mystérieuse et secrete. Elle est jalousement préservée, il faut être à l’affût pour l’attraper.

Nous étions à l’aube, nous l’avons admirée aux premières lueurs du jour. C'est ce souvenir magique que j’ai choisi d’illustrer.

Sur l’affiche, une « série » de trois vagues est en train d’arriver du large, après avoir été surfées, elles se fracasseront sur le bas de la falaise.

 

Quand vous accrochez l’affiche de Belharra chez vous, j’aimerais que vous ressentiez la fraîcheur du moment, l’odeur de l’iode et que la regardiez en entendant le bruit des vagues.

 

Si vous vous abonnez à mon compte Instagram, nous aurons peut-être la chance de partager sa prochaine visite ensemble… Mais chut, c’est une confidence 

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